mercredi 20 janvier 2010

53 - Brésil - Salvador de Bahia - janvier 2010



Le 10 janvier nous avons repris l’avion pour retourner à Salvador de Bahia, située sur une pointe à l’entrée de la baie de tous les Saints sur la côte atlantique, à l’est du Brésil. Nous avons quitté Paris par -4 degrés et sommes arrivés le 11 janvier à Salvador où il faisait 35 degrés à l’ombre

Ti’Ouane nous attendait au terminal Nautico dans la ville basse, plus pauvre que le haut.

Un petit bricolage nous attendait sur la dérive, ce qui a mis un peu de désordre dans le carré (la pièce à vivre d’un bateau). Ensuite nous avons pu partir visiter Salvador.

Pour accéder à la ville haute, on emprunte l’elevador Lacerda ou le plano inclinado Gonçalves qui desservent le Pelourinho, centre historique et touristique, qui a été beaucoup restauré.

La musique et la danse sont présentes à tout moment. Les tambours parcourent les rues ou accompagnent les danses telles que la copeira, qui ressemble à de la lutte.

Le centre historique est riche en églises baroques, la façade de l’église Da Ordem Terceira de Sao Francisco étant particulièrement ouvragée. Dans le prolongement du Pelourinho, le quartier de Santo Antonio ne manque pas de charme. L’escalier Do Carmo sert de gradins pour les concerts, les façades des maisons portugaises sont colorées et fleuries.

Nous avons visité également le Musée d’Art Moderne, MAM Ba, qui se situe au bord de la baie, dans les locaux d’anciens entrepôts d’où était exporté le sucre qui a fait autrefois la richesse de Salvador.


















mercredi 6 janvier 2010

52 - Brésil - Le marché de Santo Amaro - décembre 2009



A quelques dizaines de kilomètres de Salvador de Bahia, le marché de Santo Amaro est haut en couleurs.
On y trouve beaucoup de légumes et de fruits tropicaux, de la viande présentée de façon particulière, des crabes de terre encore vivants, du poisson séché ...
Philippe et Alain ont goûté le tabac, qui se présente sous la forme d'un gros boudin noir.
Autour de Santo Amaro, nous avons vu les lieux de production. On peut reconnaître successivement:
- les fruits du cajou (dont l'amande se mange comme les cacahuètes), du cacao (dont les graines servent à faire le chocolat), du jacquier (ses gros fruits font penser à l'arbre à pain),
- la cannelle (c'est son écorce que l'on utilise)
- les fruits du biri-biri, très acidulés (on les utilise en cuisine pour relever les plats).












51 - Brésil - Autour de Salvador de Bahia - décembre 2009



Peu après notre arrivée à Salvador de Bahia, un petit tour en voiture autour de la Baie de Tous les Saints (la baie aurait été découverte le jour de la Toussaint, en 1501, par Amerigo Vespucci) nous a permis de découvrir les bourgs de Cachoiera, de Santo Amaro et de Sao Felix.
Ces villages ont gardé de nombreux témoignages d'architecture baroque portugaise.
A Sao Felix, on fabrique des cigares. Le train occupe toute la place dans la rue.
Au retour, nous sommes allés mouiller (passer la nuit à l'ancre) dans la baie de tous les Saints, où le temps semble s'être arrêté.





lundi 28 décembre 2009

50 - Bonne année 2010



Avec ce petit croquis fait depuis Ti'Ouane, dans la baie de tous les Saints, nous souhaitons une très bonne année 2010 à tous ceux qui nous suivent sur notre blog, à leurs familles et à leurs proches.

mercredi 16 décembre 2009

49 - traversée de l'Atlantique - le passage de la ligne - décembre 2009



Les navigateurs d’autrefois craignaient le passage de l’équateur (la ligne) où la navigation était souvent pénible. Il fallait donc éviter les colères de Neptune, Dieu de la mer. Lors de petites cérémonies à bord, les novices (ceux qui n’avaient jamais passé cette ligne imaginaire) demandaient l’autorisation de pénétrer dans l’hémisphère sud.

La tradition se perpétue, et a été respectée le 8 décembre sur Ti’Ouane. Neptune (en fait le capitaine) et son épouse Amphitrite (épouse du capitaine dans la vraie vie) on fait subir à Philippe et Jean les épreuves initiatiques préalables à l’autorisation : suppliques, hommage rendu à Amphitrite, potion pour purification interne, arrosage à l’eau de mer pour purification externe, blanchiment ultime à la farine…

La ligne a pu être franchie en toute quiétude le 9 décembre 2009 à 04 heures 42, comme témoigne le GPS du bateau. Nous étions à la latitude "zéro degré".




48 - traversée de l'Atlantique - le pot au noir - décembre 2009










Les alizés (vents de la zone intertropicale) de l’hémisphère nord (moitié de la terre située au nord de l’équateur) et de l’hémisphère sud (moitié située au sud de l’équateur) se rencontrent vers l’équateur et s’orientent vers l’ouest du fait de la rotation de la terre. C’est la zone de convergence intertropicale (ZCIT que l’on voit sur la carte extraite de la revue « Voiles et voiliers »). L’eau très chaude s’évapore, créant de gros nuages noirs chargés d’orages (des grains), le vent tombant dans le secteur autour des grains, mais pas dans les grains ! C’est le « pot au noir ». On était contents de faire l’expérience de le traverser, on était contents aussi de le quitter !

Les photos ont été prises en début d’après-midi !




47 - traversée de l'Atlantique - le thon et la dorade - décembre 2009















Le thon et la dorade

Ce n’est pas une fable de La Fontaine !

Alors que le vent nous avait abandonnés à l’approche du « pot au noir » (voir la suite), Alain a fait une touche. Il a fallu lutter plus d’une heure pour ramener à bord ce thon Albacore, de plus de 150cm de long, 50kg de poids, et 115cm de tour de taille. La plus grosse prise de la vie de pêcheur d’Alain!

On a partagé avec deux bateaux qui étaient dans les parages, en leur envoyant leur portion au bout d’une corde (pardon, un bout…), eux-mêmes la saisissant avec une gaffe (petit harpon).

En approchant du Brésil, Alain et Philippe ont pêché au petit matin une dorade coryphène de 148cm, 35kg.