De Santarem à Afua, nous reverrons défiler les images qui nous avaient tant captivés en remontant le fleuve. Le courant aidant, tout passe plus vite
samedi 24 avril 2010
86 - Brésil – Amazone – dernières images de l’Amazone – avril 2010
De Santarem à Afua, nous reverrons défiler les images qui nous avaient tant captivés en remontant le fleuve. Le courant aidant, tout passe plus vite
samedi 17 avril 2010
85 - Brésil - Amazonie - Santarem - avril 2010
Santarem est une ville animée de 300 000 habitants à la confluence de l’Amazone et de son affluent le rio Tapajos. Sa richesse vient de l’exploitation de la forêt (pas toujours dans un cadre réglementé) et de la culture du soja dans les zones de déforestation.
Une forte animation règne autour des bateaux régionaux, la voie d’eau étant le principal moyen de transport. Le hamac est de rigueur pour les longs trajets.
Les eaux noires et acides du rio Tapajos, au premier plan sur la photo, et celles plus boueuses de l’Amazone, ne se mélangeront qu’une fois dépassée Santarem.
Le centre ville est vivant et coloré, avec quelques jolies architectures. La maison blanche et rouge est en style dit éclectique, c'est-à-dire un mélange de styles…
Le marché au poisson, sur des pontons flottants, et le marché aux fruits et légumes sont hauts en couleurs.
Nous avons visité le musée de Dica Frazào, en fait sa maison. Il s’agit d’une dame de près de 90 ans, modiste, styliste, couturière, qui travaille des textiles naturels souvent issus de fibres de bois, et a acquis une notoriété plus que nationale, puisqu’elle a eu pour clients la reine Fabiola et le pape Jean-Paul II.
Une pirogue s’achète à partir de cent euros. Dommage que ce soit encombrant dans l’avion !
84 - Brésil - Amazonie - la forêt du Tapajos - avril 2010
Notre guide Pierre nous conduit en forêt. Nous marcherons pendant 6 heures à l’ombre des grands arbres mais chaleur et moiteur sont au rendez-vous !
Les accompagnateurs nous confectionnent des éventails avec des palmes de kourouail (la paille blanche), et nous montrent comment ils les travaillent pour faire la couverture des toits avec.
- Les fleurs : cana mansa, jolie fleur qui, en infusion, guérit les inflammations, et l’oiseau de paradis.
- Les castaños du Parà, qui donnent les délicieuses noix, mesurent jusqu’à 50 mètres de hauteur.
- Beaucoup d’arbres poussent avec leurs lianes.
- On voit Dominique au pied d’un fromager, un samaouma, d’environ mille ans qui mesure au pied 28 mètres de circonférence.
- La liane-tortue, en décoction, facilite la digestion.
- Le boirouba (bois de sang) dont les racines sont rouge vermillon.
- Le pachiouba ou arbre marcheur, qui crée de nouvelles racines pour aller chercher la lumière.
- Les nids de cigale sont à terre.
- Superbes papillons.
- L’hévéa a toujours un rôle économique ; au village, on nous montre la transformation du latex.
La forêt du Tapajos compte plus de 2300 espèces de plantes. Le bois des arbres et les vertus thérapeutiques des plantes sont largement utilisés, par exemple :
- En menuiserie et ébénisterie, on utilise le palissandre, l’ipé, l’acajou,le cèdre, l’amarelou (portes et fenêtres)… Des recherches sont en cours pour trouver des essences ayant les mêmes qualités que ces bois pour améliorer la gestion de la forêt.
- En médecine : la sève du kououba est un désinfectant, le mouroumba est l’immodium local, la graine d’andiroba libère une huile qui soulage l’arthrose et les piqûres de moustique, la sève du joutaï a une odeur de « vick » et soulage les sinusites.